Enseignement de l’Eglise sur les contraceptifs

L’Église catholique enseigne toujours officiellement que l’utilisation de contraceptifs est toujours une erreur []. [informations générales ici]. Les catholiques des pays occidentaux ont appris à ignorer cet enseignement catholique officiel (voir colonne de droite). Mais, comme le montre la vidéo ci-dessus, l’Église inflige encore de grandes difficultés aux fidèles non éduqués des pays pauvres. Les familles, et en particulier les femmes, souffrent. De plus, même lorsque les préservatifs peuvent empêcher les femmes d’être infectées par le SIDA, les autorités de l’Église l’interdisent. La Conférence des évêques catholiques d’Afrique du Sud s’oppose toujours à l’utilisation responsable des contraceptifs dans de tels cas. Seul l’évêque Kevin Dowling est l’exception. «A cause de mon expérience», a-t-il déclaré, «j’ai commencé à remettre en question les notions perçues en tant que dirigeant d’église catholique. Je ne porte pas atteinte à la véracité de l’abstinence avant le mariage et de la loyauté entre couples. Mais qu’en est-il des femmes vulnérables qui n’ont pas cette option? Pourquoi ne pas se rendre compte que l’Église officielle dans des conditions de vie humaine ne répond pas à cette réalité? . . . L’utilisation de préservatifs a été considérée comme un problème de moralité sexuelle dans l’Église catholique. Mais pour moi, il s’agit davantage d’une question de justice et d’éthique: le droit à la vie, la protection et la dignité de la vie, une position en faveur de la vie, de la conception à la mort.

La vidéo ci-dessous montre les circonstances dans lesquelles Mgr Dowling exerce son leadership pastoral.

Incompétence tragique

1963. Depuis que la question de la contraception a été soulevée lors du Concile Vatican II, le pape Jean XXII a créé une commission internationale d’experts chargée d’étudier la question. Le pape Paul VI a étendu la commission à 72 membres des cinq continents.
1966. La commission conclut (à une majorité de 68 contre 4!) Que le contrôle des naissances artificiel n’est pas intrinsèquement mauvais et que les couples catholiques doivent pouvoir décider eux-mêmes des méthodes à employer.
1968. Rejetant l’avis de la commission, le pape Paul VI publia l’encyclique «Humanae Vitae» sur le thème «La réglementation de la naissance». L’encyclique rappelle les principes traditionnels et déclare notamment que l’utilisation de contraceptifs est une erreur «en toutes circonstances» et qu’elle ne pourra jamais être justifiée «car elle va à l’encontre de la loi naturelle».

Aujourd’hui. Dans tous les pays où le niveau d’éducation est élevé, les catholiques ignorent l’interdiction de l’Église et utilisent des contraceptifs. Aux États-Unis, par exemple, 98% (!) De toutes les femmes catholiques en âge de procréer qui ont déjà eu des relations sexuelles ont utilisé une méthode de contraception autre que la planification familiale naturelle. Parmi les femmes actuellement exposées à un risque de grossesse non désirée, 87% des catholiques utilisent une méthode de contraception: 68% d’entre elles ont recours à la stérilisation, au stérilet, à la pilule; 15% utilisent des préservatifs; 4% utilisent d’autres méthodes, telles que le retrait.
Rapport Guttmacher, avril 2011