Les conseils pastoraux

Chaque baptisé exerce son autorité en tant que prêtre, prophète et reine / roi avec Christ et participe à la mission universelle du Christ. Voir la note 1 ci-dessous. Par conséquent, chaque membre du peuple de Dieu partage la responsabilité du bien de toute la communauté de foi. Voir la note 2 ci-dessous. Les responsables d’église doivent trouver des structures contemporaines efficaces permettant d’exercer cette responsabilité. Voir la note 3 ci-dessous. Les conseils pastoraux aux niveaux paroissial, diocésain et diocésain devraient travailler avec les prêtres et les évêques dans l’accomplissement de leurs tâches communes. Les membres des conseils de pastorale devraient être élus et / ou sélectionnés de manière à inclure le plus largement possible les compétences et aptitudes trouvées parmi le peuple de Dieu. Voir la note 4 ci-dessous. Les évêques devraient également établir des sénats de prêtres dans leurs diocèses. Ces sénats représentent le corps des prêtres et participent à la gestion du diocèse. Voir la note 5 ci-dessous. Dans de nombreux domaines financiers, administratifs et spirituels, les membres des conseils de pastorale et du conseil des prêtres devraient avoir un vote délibératif. En d’autres termes: les conseils de pastorale et les sénats de prêtres devraient exercer leur coresponsabilité en participant au processus de prise de décisions de l’Église locale. Voir la note 6 ci-dessous.

  • La coresponsabilité nécessite un changement de mentalité, en particulier en ce qui concerne le rôle dans l’église des laïcs, qui ne doivent pas être considérés comme des «collaborateurs» du clergé, mais des personnes réellement co-responsables de l’être et de l’action de l’église. [Lettre au Forum international d’Action catholique, 23 août 2012] Le pape Benoît XVI

 

 

  • L’autorité dont jouissent le pape et les évêques ne fonctionne pas en vase clos. Il doit respecter les valeurs culturelles de notre époque: ouverture d’esprit, surveillance des médias, participation éclairée des membres aux problèmes de l’Eglise, opinion publique. Bien que l’autorité ne provienne pas des membres mais de Dieu – et n’est pas démocratique en ce sens -, elle doit être collégiale, crédible et responsable dans la manière dont elle est exercée. Après tout, son autorité est un service public, justifié uniquement lorsqu’il est exercé pour le bien du corps de Christ. En tant que pratique paternaliste descendante et consciente du pouvoir, l’autorité pastorale devra devenir un service attentionné et responsabilisant axé sur les personnes. John Wijngaards John Wijngaards — Lisez ses paroles complètes ici


    LES LAÏCS SONT DES ADULTES

    Les catholiques de la plupart des pays du monde sont maintenant bien éduqués et capables de comprendre des problèmes complexes. Les dirigeants d’église commettent une grave erreur en traitant les personnes qui leur sont confiées comme des brebis aveugles.

    LIBERTÉ D’EXPRESSION

    Vatican II a déclaré: «Tous les fidèles, religieux et laïcs, devraient bénéficier d’une liberté légale d’investigation, de liberté de pensée et d’expression, tempérée par l’humilité et le courage, quelle que soit leur branche d’études.» [Gaudium et Spes, § 62] Actuellement, une telle liberté d’expression n’existe guère dans les milieux ecclésiastiques. Lisez la suite ici.

NOTE 1. “Les fidèles qui, par le baptême, sont incorporés au Christ, sont placés dans le peuple de Dieu et partagent, à leur manière, l’office sacerdotal, prophétique et royal du Christ, et s’acquittent au mieux de leur mission du peuple chrétien dans l’Eglise et dans le monde. ”Concile Vatican II, Lumen Gentium § 31.

NOTE 2. “En Christ et dans l’Église, il n’y a pas d’inégalité de race ou de nationalité, de statut social ou de sexe, car« il n’y a ni Juif ni Grec, ni esclave ni personne libre, ni homme ni femme .. Car vous êtes tous un en Christ Jésus. Bien que, par la volonté du Christ, certains soient établis en tant qu’instructeurs, dispensateurs des mystères et pasteurs pour les autres, il subsiste néanmoins une véritable égalité entre tous en ce qui concerne la dignité commune à tous les fidèles et l’activité dans la construction du Corps du Christ.” Vatican Council II, Lumen Gentium § 32.

NOTE 3. Les évêques doivent préserver pour leurs fidèles la part qui leur est propre dans les affaires de l’Église. Ils devraient reconnaître le devoir et le droit des fidèles de collaborer activement à l’édification du Corps mystique du Christ.” Concile Vatican II, Christus Dominus § 16.

NOTE 4. “Il est hautement souhaitable que soit créé dans chaque diocèse un conseil pastoral spécial présidé par l’évêque lui-même, auquel participeront des membres du clergé, des religieux et des laïcs spécialement choisis à cet effet. Ce conseil aura pour fonction d’enquêter sur les questions relatives à l’activité pastorale et de formuler des conclusions pratiques les concernant. ” Concile Vatican II, Christus Dominus § 27.

NOTE 5. “Les évêques devraient être heureux d’écouter les points de vue de leurs prêtres et même de les consulter et d’organiser avec eux des conférences sur des questions concernant les besoins de la pastorale et le bien du diocèse. Mais pour que cela soit mis en pratique, un groupe ou sénat de prêtres devrait être constitué de manière à répondre aux besoins actuels, sous une forme et selon des règles à déterminer par la loi. Ce groupe représenterait efficacement le corps des prêtres et aiderait l’évêque à gérer le diocèse. ” Concile Vatican II, Presbyterorum Ordinis § 7.

NOTE 6. En 1966, le pape Paul VI, par le biais du Motu Proprio du 6 août 1966, a fait de tous les conseils de pastorale et de tous les sénats de prêtres une pure forme de consultation. Cette loi est ensuite entrée dans la loi de l’Église (canons 511 et 536). Le règlement devrait être révoqué car contraire à l’esprit de Vatican II.